Nos métiers

Le cheminement et la distribution d’eau

Prélèvement, traitement, distribution, dépollution… L’eau parcourt un long chemin et fait l’objet d’une vigilance extrême à chaque étape.

L’eau distribuée par la Colmarienne des Eaux est majoritairement pompée dans la nappe phréatique de la plaine d’Alsace qui est la plus grandes réserves d’eau d’Europe (50 milliards de m3 d’eau). Elle est pompée jusqu’à une profondeur de 100 mètres sur les sites de captage principaux.

 

Champs captants du Dornig, Neuland et Kastenwald

L’eau pompée sur ces 3 sites est stockée dans divers réservoirs dont le principal, d’une capacité de 20.000 m3, se situe à Ingersheim et dessert les communes de Colmar, Horbourg-Wihr et Houssen. Il est complété par le réservoir du Letzenberg (2.500 m3) qui alimente les communes de Turckheim et Ingersheim et par celui du Rotenberg (1.700 m3) qui alimente les communes de Wintzenheim et Wettolsheim.

 

Champ captant de la Forge – Sources de Walbach et Zimmerbach

L’eau provenant de ces 3 sites de captage est stockée dans les réservoirs communaux de Walbach et Zimmerbach ainsi que dans le réservoir du Geisbuhl qui alimente en parapluie les 2 réservoirs communaux ainsi que la partie haute de Zimmerbach. Le réservoir du Hunabuhl est quand à lui alimenté par le SIENOC.

 

Champ captant de Jebsheim

L’eau provenant de ce champ captant est stockée dans un réservoir sur tour à proximité immédiate du puits de captage. Ce réservoir est situé dans le périmètre immédiat du champ captant.

 

Enfin, l’eau est distribuée dans l’agglomération colmarienne arrive jusque chez le client au travers d’un réseau de 522 km de canalisations dont les diamètres vont de 60 mm à 800 mm. C’est une eau qui présente une grande qualité bactériologique, vous disposez ainsi à votre robinet, d’une eau dont la pureté est identique à celle des eaux vendues en bouteille.

Sur ce site, vous pouvez accéder en ligne aux analyses de l’eau sur le Site Internet du Ministère chargé de la Santé (www.eaupotable.sante.gouv.fr). Ces informations sont régulièrement actualisées. Si un incident devait se produire sur le réseau vous seriez informé en temps réel.

L’assainissement

Dès que l’eau potable est utilisée pour la douche, le bain, la cuisine, les WC etc… elle devient de l’eau usée qu’il faut bien transporter en dehors de l’agglomération pour pouvoir la traiter.

De même l’eau pluviale n’est pas polluée lorsqu’elle tombe, mais très vite elle se charge des poussières et des graisses qui stagnent sur le sol et elle devient de l’eau usée qu’il faut évacuer.

C’est le rôle des collecteurs d’assainissement qui recueillent les eaux usées domestiques, pluviales de voiries, industrielles pour les conduire jusqu’à la station d’épuration grâce à 530 km de canalisations dans des diamètres s’échelonnant entre 100 mm à 2400 mm.

Les eaux usées s’écoulant gravitairement doivent être relevées à plusieurs reprises, car le terrain très plat de la ville de Colmar ne permet pas toujours un écoulement gravitaire naturel. C’est le rôle des 83 stations de relevage.

Pour faire face aux débits très importants de périodes d’orages, il faut pouvoir stocker les eaux pluviales afin d’éviter des débordements sur la voie publique. C’est le rôle qu’assurent 17 bassins de stockage répartis à différents points sur le territoire communautaire.

Après toutes ces étapes de stockage et de relèvement, les eaux usées sont véhiculées jusqu’aux stations d’épuration qui seront chargées de les dépolluer avant leur rejet au milieu naturel.

L’épuration

Qu’est ce que la pollution ?

On distingue trois grandes catégories d’eaux usées :

  • les eaux domestiques qui proviennent de l’utilisation de l’eau par les habitants,
  • les eaux industrielles qui résultent d’activités artisanales ou industrielles,
  • les eaux pluviales dues au ruissellement des eaux de pluie ou de lavage des chaussées.

La pollution journalière produite par une personne utilisant de 150 à 200 litres d’eau est évaluée à :

  • de 70 à 90 grammes de matières en suspension (matières organiques ou minérales sous forme de particules en suspension dans l’eau)
  • de 60 à 70 grammes de matières organiques
  • de 15 à 17 grammes de matières azotées
  • 4 grammes de phosphore
  • plusieurs milliards de germes pour 100 ml.

L’ensemble des eaux usées est évacué par les réseaux d’assainissement vers les stations d’épuration communautaire.

 

Schéma du système de traitement des eaux usées

Le traitement des eaux usées a pour but de les dépolluer suffisamment pour qu’elles n’altèrent pas la qualité du milieu naturel dans lequel elles seront finalement rejetées.

 

Les stations d’épuration

Le territoire de Colmar Agglomération dispose de 3 stations d’épuration exploitées par la Colmarienne des Eaux :

  • Colmar 300.000 équi.hab.
  • Jebsheim 1.500 équi.hab.
  • Herrlisheim 2.200 équi.hab.

 

La Station d’épuration de Colmar et Environs

L’environnement, ce milieu sensible, récepteur des pollutions générées par l’homme doit être préservé. Dans cette optique, afin de protéger le milieu naturel, Colmar Agglomération et le Syndicat Intercommunal de Traitement des Eaux Usées de Colmar et Environs (SITEUCE) se sont dotés de stations d’épuration permettant de traiter les effluents domestiques et industriels collectés.

Autres stations d’épuration exploitées par la Colmarienne des Eaux

La Colmarienne des Eaux est également en charge de l’exploitation des 9 stations de la Communauté de Communes Pays Rhin-Brisach :

  • Baltzenheim 1500 équ.hab.
  • Biesheim 9000 équ.hab.
  • Kunheim 2800 équ.hab.
  • Munchhouse 2300 équ.hab.
  • Nambsheim 7300 équ.hab.
  • Rumersheim 1300 équ.hab.
  • Urschenheim 2100 équ.hab.
  • Volgelsheim 6500 équ.hab.
  • Widensolen 1000 équ.hab.

 

Sensibiliser au respect de l’environnement

Les lingettes, mais aussi les tubes de rouleaux de papier toilettes, soit disant biodégradables, sont le fléau des gestionnaires du service des eaux usées.

En effet, le temps de parcours du trajet « maison » vers la station d’épuration ne permet pas leur biodégradation, entraînant l’arrivée de gros amas qui viennent boucher, voire casser les pompes de relevage.

Ne jetez plus vos lingettes et rouleaux dans les toilettes !

Conscient de l’importance de sensibiliser la population au respect de l’environnement, des visites de la Station sont organisées par nos services. Pour plus de renseignements n’hésitez pas à nous contacter.

Le laboratoire

Un laboratoire au service des collectivités et des industriels

Le laboratoire de la Colmarienne des Eaux est implanté sur le site de la station d’épuration de Colmar, 200 rue du Ladhof à Colmar.

Il réalise des milliers d’analyses chaque année pour le compte des collectivités et des industriels.

Un équipement technique de pointe

Le laboratoire de la Colmarienne des Eaux dispose d’un parc de matériels et d’équipements scientifiques de pointe permettant d’assurer un délai d’analyse court, une faible limite de quantification et une fiabilité des résultats.

 

Paramètres analysés

  • Eaux résiduaires et Eaux douces
    • Matières En Suspension (MES),
    • Demande Chimique en Oxygène (DCO),
    • Indice de Demande Chimique en Oxygène (ST-DCO),
    • Demande Biochimique en Oxygène sur 5 jours (DBO5),
    • Azote Kjeldahl (NTK),
    • Ammonium (NH4),
    • Nitrates (NO3),
    • Nitrites (NO2),
    • Orthophosphates (PO4),
    • Phosphore Total (Pt),
    • pH
  • Boues
    • Matières En Suspension (MES),
    • Indice de Mohlmann (IM),
    • Matières Sèches (MS),
    • Matières Volatiles en Suspension (MVS).

 

Un système qualité performant

Le laboratoire de la Colmarienne des Eaux est accrédité COFRAC (Accréditation n° 1-5827, portée disponible sur www.cofrac.fr).

Cette accréditation, synonyme d’impartialité et de compétence du personnel, garantit à nos clients des résultats confidentiels et fiables.

Le bureau d’études

Une expérience terrain forte et une maîtrise technique des métiers de l’eau permettent au bureau d’étude de la Colmarienne des Eaux de garantir une fiabilité de haut niveau sur l’ensemble de ses projets.

Le bureau d’étude de la Colmarienne des Eaux est composé de techniciens et d’un ingénieur travaillant depuis de nombreuses années sur l’ensemble des réseaux et ouvrages les composant qui ont acquis un très bon niveau d’expertise sur les fonctionnements hydrauliques des réseaux, les prescriptions techniques de l’ensemble des matériels et accessoires disposés sur ces réseaux ainsi que de l’ensemble des contraintes techniques liées à leur mise en œuvre et leur exploitation dans les conditions particulières propres au territoire de Colmar Agglomération :

  • Le contexte urbain fort de la Ville de Colmar et notamment d’un secteur sauvegardé historique
  • Le contexte des sous-sols avec une nappe omniprésente dans les secteurs Est du périmètre de Colmar Agglomération
  • L’importance du tissu industriel ou commercial dans le secteur Nord de Colmar Agglomération
  • Les exigences fortes des associations commerçantes dans les centres-villes de chaque commune
  • Des spécificités de la qualité de l’eau sur les communes Walbach Zimmerbach et Wintzenheim – La Forge

L’Assainissement non collectif (ANC)

La dépollution des eaux usées des habitations (sanitaires, lave-linge…) est indispensable pour éviter de polluer notre environnement. Pour les habitations raccordées au réseau collectif, cette dépollution est effectuée par la station d’épuration (c’est le service de l’assainissement collectif).

En revanche, pour les habitations non raccordées au réseau collectif, la dépollution est effectuée par une installation de traitement à la parcelle appelée dispositif d’assainissement non collectif (ANC) ou assainissement autonome. Ceci afin de traiter sur place leurs eaux avant rejet au milieu naturel. La réglementation nationale sur l’eau impose que l’ensemble des installations soit contrôlé. Un certificat de contrôle, daté de moins de 3 ans sera d’ailleurs indispensable en cas de vente de l’habitation.

L’ANC est reconnu comme une solution alternative à l’assainissement collectif et au moins aussi efficace à condition que les dispositifs soient bien conçus et entretenus. Colmar Agglomération a donc mis en place un Service Public de l’Assainissement Non Collectif (SPANC) qui a pour mission de s’assurer de la conformité et du bon fonctionnement (maintien d’un niveau d’épuration acceptable) des installations d’assainissement non collectif  existantes. Le SPANC conseille et accompagne également les particuliers dans la mise en place de leur installation d’assainissement non collectif. Il intervient à plusieurs stades de leurs projets pour vérifier la conception et l’exécution des installations neuves ou réhabilités. L’objectif de ces contrôles est de mieux protéger la santé publique, de préserver l’environnement et notre cadre de vie. La population assainie de manière non-collective sur le territoire de Colmar Agglomération représente 1,5% des habitants en 2017.

Les obligations mutuelles entre le SPANC et les usagers ainsi que les tarifs des contrôles sont définis dans le règlement du service public de l’assainissement non collectif

 

Pour aller plus loin : outil d’aide au choix du dispositif de traitement

Dans le cadre des plans d’actions nationaux sur l’assainissement non collectif 2009-2013 et 2014-2019, les ministères ont souhaité accompagner les usagers dans leurs démarches, en mettant à leur disposition des supports d’informations adaptés. Le guide téléchargeable au lien ci-dessous reprend à la fois les obligations réglementaires incombant à l’ensemble des acteurs de l’ANC ainsi que la présentation des différentes familles d’installations. Il répond aux principales questions qui se posent et qui doivent se poser avant d’engager des investissements d’ANC.

Ces mêmes ministères ont développés des supports d’accompagnement des usagers autour des questions à poser et à se poser ainsi que d’autres outils pratiques à votre disposition dans chaque étape de la vie de votre installation. Ils sont disponibles au lien suivant : http://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/accompagnement-des-usagers-r84.html