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Bienvenue
à la station d'épuration du Syndicat Intercommunal
de Traitement des Eaux Usées de Colmar et Environs
Nous vous proposons une visite guidée "au
fils de l'eau"
A tout moment vous pourrez vous situer dans la station
avec le repère sur le plan :
Vous êtes ici
La station est capable de traiter la pollution produite
par 300 000 EH (équivalent habitant (EH) : quantité
moyenne de pollution produite en un jour par une personne).
Pour un débit de pointe maximale de 6350 m³/h
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Le prétraitement |
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Nous
nous trouvons maintenant à l'intérieur du
bâtiment du prétraitement.

Vous apercevez le dégrillage et le tamisage qui
retient les déchets solides de plus de 25 mm qui
seront évacués par benne pour être
incinérés.

Après dégrillage, les eaux usées
à traiter sont relevées jusqu'au premier
étage du bâtiment à l'aide de vis
d'Archimède appelées " vis de relevage
". Pour l'autosurveillance des échantillons
sont prélevés puis analysés au laboratoire
pour caractériser la pollution d'entrée.
Les flux sont ensuite répartis en deux files identiques.
Nous
sommes maintenant devant le bassin appelé "
dessableur / déshuileur ".
Ici s'opère la seconde opération du traitement
physique, qui consiste à forcer la flottation par
l'injection d'air, des particules légères
appelées " graisses " et la décantation
des particules lourdes appelées " sables ".
Un
pont muni de racleurs effectuant un mouvement de va et
vient ramène les graisses et les sables vers des
goulottes et trémies de récupération.
Les graisses sont acheminées vers un séparateur
à flottants qui sépare l'eau des graisses
et qui les conditionne en vue de leur incinération.
L'eau
chargée de " sable " est pompée
et envoyée sur un classificateur qui sépare
le sable.

Le sable est conditionné en benne afin d'être
envoyé vers le centre d'incinération.
Les eaux issues de la séparation des graisses et
de la classification des sables sont renvoyées
en tête de station. L'opération physique
de prétraitement est terminée, les eaux
usées arrivent dans le bassin d'anoxie. |
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Le bassin
d'anoxie |
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Les
eaux pré-traitées passent d'abord parallèlement
dans deux bassins d'anoxie de 5000 m3 chacun afin de transformer
les nitrates et nitrites contenus dans l'eau en azote
gazeux, une substance totalement inoffensive pour l'homme
puisque l'air en contient naturellement 78%.
Le cycle fonctionnant en boucle, ces bassins reçoivent
simultanément les eaux brutes pré-traités
et les eaux issues des bassins d'aération (liqueurs
mixtes). Le mélange ainsi obtenu grâce aux
4 grands agitateurs immergés favorise l'opération
de dénitrification.
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Chenal
d'aération |
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Après
les bassins d'anoxie, les eaux sont dirigées vers
les 2 bassins d'aération, encore appelés
chenaux, d'un volume de 17 500 m3 chacun. C'est dans ces
bassins que s'effectue la dégradation de la pollution
carbonnée et la nitrification de l'effluent, soit
la transformation de l'azote organique et de l'azote ammoniacal
en nitrites et nitrates.
L'aération se fait par injection de fines bulles
d'air produites par 3 turbo-compresseurs alors que l'homogénéisation
du milieu et la circulation des fluides sont assurés
par 8 agitateurs "bananes" dans chaque bassin.
C'est également dans ces chenaux que l'on injecte
le réactif de déphosphatation, afin de précipiter
le phosphore par réaction chimique et le solidifier
pour mieux le récupérer dans les boues par
la suite. |
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Les dégazeurs |
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Les
effluents entrant dans les dégazeurs sont brassés
lentement afin d'éliminer les gaz résiduels
piégés (air et azote).

Les flottants sont récupérés et envoyés
vers l'unité de traitement des boues. Les liqueurs
mixtes sont alors dirigées vers le centre des clarificateurs. |
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Les clarificateurs |
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Le
mélange boueux issu du traitement biologique est
réparti entre 4 ouvrages circulaires appelés
clarificateurs dont le rôle est de séparer
les eaux traitées des boues activées légèrement
plus denses par simple décantation.
Un pont tournant à faible vitesse, aspire les boues
déposées sur le fond du bassin et les renvoient
vers le traitement biologique.
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Le canal
de comptage |
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Les
eaux épurées en provenance des clarificateurs
passent dans ce canal. A intervalle régulier, une
prise d'échantillons de sortie est effectuée
pour l'autosurveillance par un préleveur automatique.
Des sondes mesurent le volume de l'eau épurée.
L'eau épurée continue son chemin pour être
rejetée dans l'Ill. Chaque matin, les échantillons
prélevés sont apportés au laboratoire
où ils sont analysés. |
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Le process
de traitement des boues ou déshydratation |
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Les
bassins de traitement biologique produisent en permanence
des boues dont l'excès doit être éliminé.
Très liquides, elles doivent dans un premier temps
être épaissies.
Les
boues en excès sont donc stockées dans 3
épaisseurs.
Un brassage lent est maintenu dans ces bassins pour assurer
la décantation des boues, favoriser leur extraction
et pour empêcher la fermentation (production d'H2S
et CH4). Des pompes placées dans le bâtiment
de déshydratation assurent la reprise de ces boues
par les canalisations situées dans le fond des
épaississeurs.
Les
boues sont ensuite acheminées dans l'atelier de
déshydratation où elles seront traitées
par centrifugation afin d'être concentrées
à 22% de matière sèche. Après
compostage, ces boues sont transportées par camion
vers une filière de recyclage agricole, alors que
le surplus d'eau est renvoyé dans le circuit des
eaux usées. |
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Le process
de traitement de l'air |
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Les
stations d'épuration dégagent des gaz malodorants.
Aussi, la Station d'épuration de Colmar et équipée
d'un système de désodorisation, afin d'améliorer
le confort des riverains et celui du personnel qui y travaille.
Les zones odorifères de la station d'épuration
ont été confinées dans des bâtiments
ou ouvrages tenus en dépressions grâce à
un réseau de ventilation qui assure l'extraction
de l'air vicié et le renouvellement de l'atmosphère
de travail.

Les bâtiments concernés par ce type d'installation
sont :
- le bâtiment du prétraitement,
- le bâtiment de déshydratation,
- les épaississeurs,
- le local de stockage des boues,
- la fosse matière de vidange,
- la fosse à graisses.
De
puissants ventilateurs extraient en permanence l'air vicié
qui passe successivement dans 3 tours de lavage où
il est traité avec des solutions contenant un produit
acide puis basique et enfin de l'eau de Javel. |
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